Parlons du changement (1/3)
J’adore parler du changement. J’en
parle dans tous mes livres. J’adore parler du changement, dis-je, parce
dans le mot changement, j’entends : transformation, évolution,
mûrissement, grandissement, bref tous ces mots qui indiquent
qu’une personne est vivante, qu’elle vit dans un monde bien vivant lui
aussi. J’aime le changement car j’aime le nouveau. Le nouveau, c’est ce
qui n’est pas encore là, mais qui pourrait -ou qui pourra-
bientôt arriver. Le nouveau, c’est comme un voyage, comme une
aventure. Le nouveau, c’est la vie.
Changer ou ne pas changer
telle n’est pas la question
À la base de toute nécessité de changement,
il y a une “crise”. Ce mot vient du grec “krisis”. Attention : Krisis,
ce n’est pas la galère, la catastrophe. Krisis signifie : en
examen. Et, par extension, ce sera le jugement, le choix, la
décision. On est en crise, donc tant mieux, il va falloir
s’arrêter pour réfléchir et faire le point. On est
en crise ? Tant mieux, c’est que quelque chose doit changer, qui va
nous conduire à adopter une autre attitude ou un autre regard
sur les choses ou sur la vie.
Les deux besoins fondamentaux
Pour ma part, j’en distingue deux : un chez la femme, un chez l’homme.
Bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne suis pas en
train de prétendre que les besoins humains se réduiraient
à ces deux seules questions. Je dis juste que si l’homme et la
femme vivant en couple conjugal comme le disait si
élégamment Marguerite Yourcenar, pouvaient
reconnaître ce besoin respectif, un grand pas serait fait dans
leur compréhension réciproque et dans leur respect
mutuel, seuls ferments véritables de l’amour.
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