On parle beaucoup de barbarie ces derniers temps (1/3)

 On parle beaucoup de barbarie ces derniers temps
  Pour cette chronique, je voudrais partir de deux faits, qui, à priori, n’ont rien à voir l’un avec l’autre, mais qui, à l’analyse, font apparaître quelques singularités communes.
  - Vendredi 16 septembre dernier, à 21h30, l’animateur de NRJ lance : « On ne dit plus : Je t’aime, on dit : Je baise ». La co-animatrice, scotchée, lance un « Ho ! » aussi réprobateur que résigné. Résigné surtout. Évidemment, c’est une fille. Elle se sent visée quelque part.
  - Samedi 17 septembre, le matin, j’entends sur Europe 1 un chroniqueur parler de la nouvelle violence des filles : elles n’hésitent plus à se battre « pour de vrai » et elles semblent aimer ça.
  Les deux faits me laissent une impression de léger écoeurement. Comme je n’aime pas réagir à chaud, je m’impose un temps de réflexion. Deux mois se sont écoulés. L’actualité mettant la violence urbaine sur le devant de la scène politique et sociale (voitures brûlées, magasins incendiés, violences nocturnes…), je me dis que tous ces faits ont peut-être un point commun et j’ai envie de vérifier.