Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils toujours un peu les mêmes ? (1/3)

  Il y a une bonne vingtaine d’années, William Sheller chantait « Un homme heureux », une chanson qui commençait par les paroles du titre de ma chronique. Vous savez ce que c’est, on entend une chanson deux ou trois fois à la radio et cela suffit pour vous la mettre en tête. Vous la fredonnez sans y penser. Et puis un jour, peut-être, vous vous interrogez sur le sens de ces mots qui se sont agrippés à votre mémoire avec  ses quelques croches et doubles-croches et vous réalisez que vous êtes devant une petite splendeur de philosophie poétique. Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils, en effet, toujours un peu les mêmes ? Personnellement, j’ai observé trois choses à ce sujet, trois ressemblances dont je voudrais vous parler.

La générosité

  La première chose est la générosité qui les caractérise. Lorsqu’une personne aime en vérité et pas seulement en parole, elle se trouve dans le don : don de soi, don de son temps, don de son attention. Vous comprenez qu’il ne s’agit pas là de dons matériels, mais d’une attitude face à la vie, face à autrui et face au monde. La personne généreuse, c’est celle qui s’occupe des autres, qui prend régulièrement des nouvelles de sa vieille grand-mère, qui vous téléphone le lendemain pour dire qu’elle a passé une excellente soirée chez vous hier et qui vous complimente sur vos amis, c’est celle qui montre un vrai intérêt pour vos enfants et qui leur donne le sentiment d’être importants, etc.