Ecole : Qu’est-ce qu’un mauvais
élève ? (1/3)
Les conflits familiaux en rapport avec la
question du suivi du travail scolaire, et surtout de ses résultats,
sont loin d’être uniformes et identiques à
toutes les familles. A première vue, on serait tenté
de dire qu’il s’agit là d’une question
de dispositions personnelles, les fées de la studiosité
semblant s’être penchées sur certains enfants
et en avoir oublié d’autres.
Les psychothérapeutes reçoivent souvent en consultation
des parents venant consulter d’urgence, souvent sur l’impulsion
d’un instituteur ou d’un professeur, alarmés
qu’ils sont par les difficultés scolaires que rencontre
leur enfant et atterrés par le verdict qui le sanctionne:
“mauvais élève” !
Généralement, il existait depuis bien longtemps
déjà des indices révélant que l’enfant
était sur une mauvaise pente. Mais les parents, trop occupés
à gérer leur propre vie, ratent d’ordinaire
cette croisée des chemins où les choses pourraient
encore être aisément expliquées et élucidées.
Lorsqu’ils viennent consulter avec leur enfant, les choses
se sont déjà fortement enkystées et ils se
sentent dépassés par les événements.
Alors, qu’est-ce qu’un mauvais élève
?
Un manque de dispositions ?
Il se peut que certains enfants aient, pour reprendre un euphémisme
parental, peu de dispositions pour l’école, toutefois,
il semble que dans l’immense majorité des cas, un
tel argument soit destiné à expliquer après
coup et un peu facilement une situation plus complexe et comportant
plusieurs volets. Mais généralement, les parents
s’en arrêtent au constat “mauvais élève”
et ne se posent pas la question de savoir ce qui a pu se passer
à la maison ou dans la famille, qui produise cette prestation
négative.
Je ne peux évidemment pas recenser toutes les raisons conduisant
un enfant à devenir mauvais élève, chacun
réagissant individuellement et selon sa personnalité,
sa sensibilité et son contexte. Quoi qu’il en soit,
si votre enfant se trouve dans ce cas, il faudrait vous poser
les questions suivantes:
- A-t-on présenté à l’enfant l’école
sous un jour menaçant ? (“Tu verras, quand tu seras
à l’école, si tu feras tant d’histoires
!”).
- Y a-t-il à la maison une atmosphère angoissante
qui rend difficile la vie familiale (disputes parentales, instance
de divorce...) ?
- Un événement est-il intervenu chez vous qui ait
pu affecter votre enfant (naissance d’un autre enfant, déménagement...)
?
- Votre enfant a-t-il du mal à suivre à l’école
car il a une année d’avance ? (il faut noter ici
que nombre de psychologues – et je suis de ceux-là
- s’exercent en faux contre la tendance à vouloir
faire sauter une classe à un enfant. Ils estiment que les
huit premières années de scolarité devraient
être suivies intégralement, chaque année correspondant
à un stade du développement de l’enfant).
- Y a-t-il quelque chose ou quelqu’un à l’école
qui lui fait peur ?
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