La sagesse, ça vient quand ? (2/3)

“Voulez-vous que je vous dise, me confiait récemment un homme d’une trentaine d’années à la sortie d’une de mes conférences, aujourd’hui, les gens se foutent des autres. Ils n’ont plus d’intérêt, plus d’idéal, plus de valeur. Ils manquent de sincérité, ils n’ont plus de parole, plus de respect. Et quand ils ne se conduisent pas comme des sauvages, ils disent “amen” à tout, ils ne s’engagent pas. Et tristes, avec tout ça. Pas de joie de vivre. Ils ne vibrent à plus rien. J’ai l’impression qu’en France, on n’arrive plus à vivre des relations “normales” de convivialité, de sincérité, de confiance, d’amitié...”

J’ai scrupule à le dire, mais je crois que j’étais assez d’accord avec lui. Et je suis sûr que vous êtes des tas à penser comme ça aussi. Alors, que faire ?
Il serait bon que notre société, en d’autres termes, nos penseurs, nos politiciens, nos hommes et femmes d’Etat nous donnent l’exemple, mais ils ne semblent ni décidés à le faire, ni s’émouvoir du piteux état de l’entregent qui règne dans notre pays. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que nous nous réveillions de cette torpeur? Et, ne sommes-nous pas en train de perdre quelque chose de précieux en attendant ?

Personnellement, je crois beaucoup dans l’exemple personnel. Chacun de nous, qui que nous soyons et quel que soit notre statut social, est tout à fait capable de déterminer pour lui-même lorsqu’il est en désaccord ou en rupture avec les valeurs de vie minimum de convivialité et d’entregent qu’il prétend aimer mais qu’il dessert par ses comportements mauvais ou antisociaux, et lorsque, au contraire, il vit dans une harmonie -au moins minimum- avec son monde environnant et avec lui-même. Quelques secondes suffisent pour cela. Pour ma part, je considère que celui ou celle qui ne dit pas bonjour à son entourage, qui ne respecte pas sa parole donnée, ou qui ne se rend pas à une invitation parce qu’il a mieux à faire, est un mort-vivant. Il est un mort-vivant car il ne sait plus vivre dans la sincérité du partage.

Quand un être est sincère, c’est réciproque.